Danser

"D'une certaine façon, mon corps ressemble au corps de la terre, qui, avec ses montagnes, ses vallées, les lits de ses rivières et sa topographie inégale, raconte sa propre histoire et celle de sa création aussi sûrement que mon corps exprime les épreuves et les changements créatifs au cours de mon existence."
Ken Dychtwald, Bodymind, New York, Pantheon, 1977 
La force expressive du corps, Daira Halprin














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Commentaires

  1. Élève depuis les débuts l'association, je doit dire que que je suis une grande fan des cours de barre aux sol, dont le contenu n'a cessé de répondre à mes attentes.

    Grâce au travail d'Ingrid, les maux du corps et de l'esprit, souvent liés, trouvent un remède, car Ingrid sait parfaitement et avec une grande bienveillance restituer son savoir sur le fonctionnement du corps humain .

    Plus de douleurs lombaires, plus de tendinites, meilleures postures dans la vie quotidienne et conscience de son corps à tout moment.

    Il faudrait fonder une école de la méthode Bizaguet pour pouvoir proposer à un plus large public ce fameux travail sur le corps humain !

    Bravo que du bien être et du mieux être !

    Emmanuelle Dehais Gosselin

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  2. J'aime beaucoup les cours d'Ingrid parce que sa danse est belle, parce qu'elle est excellente pédagogue et parce qu'elle a un sacré sens de l'humour et des métaphores improbables.
    Agnès Fernandez

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  3. Pour Ingrid

    Après des années mises entre parenthèses par des épreuves de la vie, il me fallait retrouver la « vraie vie ». « Mens sana in corpore sano » (« un esprit sain dans un corps sain ») : il me fallait en premier lieu faire revivre mon corps. La barre au sol me permettrait de restaurer la souplesse des articulations, la force des muscles ; la danse me permettrait d'exprimer quelque chose : quoi ? je ne savais pas, mais j'aime danser ; la danse contemporaine, dont je ne connais pas grand'chose, me ramènerait dans le temps présent.

    Le réveil n'a pas été sans douleur : mal aux reins, une fois à droite, une fois à gauche, mal à la cheville, au genou, à l'épaule qui m'a tant fait souffrir il y a plus de 20 ans, et qui ne veut pas s'abandonner sur le sol. Il y a eu aussi la frustration : la hanche qui refuse de se plier, les crampes, la « choré » qui ne se fixe pas dans ma mémoire. Et puis il y a eu la grippe, qui m'a mise hors service pendant un mois. Et alors ? Repartons plus zen.

    Il y a eu des douceurs : d'abord les danseurs dans toute leur diversité, et dont je suis ! Ici je suis Annie, je ne suis pas Mamie, ni Mme Unetelle. Puis la surprise des petits progrès : le pied plus léger en grimpant les côtes, les escaliers en courant, les rando sans fatigue, la tête qui voit à gauche, à droite, sans tirer sur l'épaule, la copine qui me dit : « Tu as encore maigri ? - Non, maintenant mon poids est stable. - Alors, tu as changé de forme. »

    Neuf mois plus tard, je ne retiens pas tout l'enchaînement de la choré, la grâce n'est pas au rendez-vous, mais ça n'est pas grave, j'ai plaisir à bouger avec vous, et les impro à deux ou trois sont des instants de bonheur. Je suis redevenue contemporaine de moi-même et je sens que commence à chahuter en moi la petite fille timide mais turbulente que je fus dans les années cinquante.

    Merci.

    Annie
    mai 2017

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  4. La proprioception, un mot qui semble barbare mais rassemble ces petites perceptions dont on ne prend pas conscience tant qu'on ne s'y arrête pas. Perception de nos mouvements intérieurs, perception sensorielle fine qui, dès qu'on l'actionne, nous emporte sur un chemin sensoriel inédit. Bouger en conscience comme on n'a jamais bougé de l'intérieur, les yeux fermés ou semi-ouverts mais avec l'état de conscience concentré sur soi. Grâce à l'association, j'ai découvert ce champ sensoriel de la danse, j'ai libéré cette partie de moi, enfouie comme chez beaucoup de monde, et j'apprends chaque jour à mieux m'écouter, sans pour autant me regarder le nombril. Tant qu'il y a de la vie, il y a de la danse. L'inverse est encore plus vrai.
    Florent Pommier

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  5. Il y a peu, j’ignorais l’existence de la barre au sol. C’est avec une certaine appréhension que je me suis rendue au 1er cours d’Ingrid. Dès ce 1er cours, je me suis sentie bien. Bien, malgré ma raideur et ma maladresse. Grâce aux étirements, à la respiration que l’on travaille beaucoup et à un rythme qui permet de prendre le temps sans pour autant être dans la nonchalance. La barre au sol me permet de me placer convenablement, de comprendre comment le corps est organisé et de sentir que les gênes sur un point de mon corps sont peut-être dues à une mauvaise posture et à des points éloignés de la gêne. Cela aide à l’équilibre, au recentrage, à la décontraction, à la bonne tenue et à être en bonne santé. Dans ma vie quotidienne, je pense maintenant à trouver la bonne posture.
    La barre au sol m’apporte bien-être et conscience mais est-ce grâce à la barre au sol ou à la barre au sol enseignée par Ingrid ? Car Ingrid est une professeur très enthousiasmante. Elle sait être douce mais ferme, très respectueuse des capacités de chacun, très précise et attentive mais fantaisiste, calme et encourageante. Son regard est toujours bienveillant. Jamais je n’ai senti que j’étais incapable ou que je n’avais pas ma place dans ce cours. Je ne parviendrai jamais à faire le grand écart mais je tends vers. Tendre vers est l’expression que j’utiliserais pour définir l’attitude qu’elle me permet d’avoir dans son cours, comme les ischions qui tendent vers le sol et le crâne vers le plafond ou plutôt le ciel..
    Comme Ingrid est très pédagogue et très curieuse intellectuellement, elle explique très bien, squelette à l’appui, comment s’organise le corps et pourquoi respirer et s’étirer a des répercussions sur …. tout. De façon inattendue, j’ai enrichi mon vocabulaire tout d’abord avec les fameux ischions puis avec tous les termes relatifs au corps, ceinture scapulaire, plancher pelvien que l’on doit faire remonter sous le diaphragme (!), entre autres. Les verbes qu’elle utilise, explorer, écouter, sentir, se balancer, se tortiller, bailler, bouger, imaginer, grimacer renvoient souvent aux sensations, aux découvertes et explorations de l’enfance. Elle a cette faculté de dispenser un enseignement très sérieux avec fluidité, comme elle lorsqu’elle bouge, sans oublier le plaisir que j’y trouve.

    Joelle Rousseau

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